Claudine CORDANI

Présidente Ass. "Planète antiviol"

« Ce n’est pas aux victimes d’avoir honte. Je veux que la société et que tout le monde le sache ! » Mineure lors d’un viol, elle est la première à refuser le huis clos en France dans le bureau de l’ex-haut magistrat Jean-Pierre Getti, en 1984 à Paris. Cette rencontre salvatrice avec une figure de la Justice a été celle, aussi, d’un formidable métier : le journalisme. Elle y a vu aussi comment s’organise le déni par le traitement des sujets, les « vendeurs » et les autres. Où on n’arrive plus à coller à l’actualité, mais à l’air du temps. Quand tout finit par se mélanger entre fake news et petits arrangements. Comme si le secteur de l’info menait les débats et non l’inverse. S’il y a bien une profession qui doit informer et accompagner tout mouvement sociétal, c’est le journalisme. Rencontre avec une lanceuse d’alerte, ex-journaliste et résiliente de viol grâce à un métier intellectuel et une pratique artistique, qui poursuit son combat féministe : l’imprescriptibilité.

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